Genevieve Morand

Entre intelligence artificielle et intelligence ancestrale

Directrice de formation et écrivaine chez Rezonance, Geneviève Morand a vécu en septembre un « vertige » : passer en mode « full IA » tout en recevant une délégation de Kogis de Colombie.

L'éditeur dont elle rêvait
L'IA lui offre enfin l'interlocuteur qui aide à ciseler un texte, un accompagnement autrefois réservé à quelques auteurs. Elle a ainsi écrit un livre cet été.

La vraie augmentation
« Quand vous expérimentez la pensée analogique, systémique et symbolique, vous ouvrez des perspectives incroyables. » Pour elle, c'est là, plus que dans l'IA, que se trouve la vraie augmentation.

Trente ans avec les Kogis
Avec l'association Tchendukua, Geneviève a contribué à racheter 3 300 hectares de terres dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, pour permettre au peuple kogi de perpétuer une tradition de 4 000 ans. Les Kogis partagent une cosmovision commune, « une colonne vertébrale collective que nous avons perdue » en Occident.

Écrire hier et aujourd'hui
Elle n'a jamais relu ses premiers livres : le point final posé, elle envoyait. Aujourd'hui, elle expérimente une autre forme d'écriture, en dialogue avec Claude, qui lui a permis d'écrire un livre cet été. « C'était un kiff total. »

Penser autrement que linéairement
Avec ses étudiants, elle commence par une sortie au Jardin botanique pour expérimenter la pensée analogique. Elle leur demande aussi de dessiner leur modèle mental du monde : aucun n'est identique. Pour elle, 99 % de ce que nous faisons relève de la pensée analytique, que l'IA renforce encore.

Tout commence autour du feu. La pensée partagée et la colonne vertébrale collective restent à cultiver.